Reflets des jours mauves

Gérald Tenenbaum

Héloïse d'Ormesson

  • 20 janvier 2020

    amour

    De l’auteur, j’avais beaucoup aimé Les Harmoniques.
    Lorsque M. Gérald Tenenbaum me contacte pour me proposer son dernier roman, je ne peux qu’accepter.
    Lors d’une réception en son honneur, le professeur Lazare s’isole, las des sollicitudes. Abordé par
    un jeune journaliste, l’éminent généticien se surprend à lui proposer un verre dans un bar. Au fil des échanges, Lazare se déleste du secret qui entoure ses recherches. À quoi bon avoir déchiffré la partition du génome si cela conduit à trahir l’être cher et condamne à la solitude ?
    J’ai aimé découvrir Lazare, jeune généticien plein de fougue, qui nous raconte son amour pour Rachel à l’automne de sa vie.
    J’ai aimé ce huis-clos en sous-sol entre de parfaits inconnus, la nuit, à côté d’un billard et sous les yeux bienveillants du barman.
    J’ai aimé l’hypothèse de Lazare : nos gènes émettent une musique tout au long de notre vie, mais lorsque nous approchons de la mort, les partitions se rejoignent et émettent un même rythme.
    J’ai aimé la conclusion de l’auteur : en donnant la vie, nous sommes capable de bouleverser nos gènes.
    Encore une fois, j’ai été captivée par le style merveilleux de l’auteur dont les phrases me ravissent à chaque fois.
    Une lecture douce-amer sur les limites de la science quand elles résonnent dans nos vies.
    L’image que je retiendrai :
    Celle de la couleur si particulière des iris violets de Rachel.
    Quelques citations :
    Les émotions et les infections, deux invasions jumelles, l’esprit et le corps, qui se répondent.
    La seule issue pour lui consistait à trouver le moyen de remanier le texte fondateur inscrit dans les cellules de Rachel, en éradiquer les spectres funestes et, tel un Orphée victorieux maître de lui-même comme de sa partition, la faire sortir des enfers pour lui offrir le palpitement de la vie.
    Il avait passé tant de temps sur sa signature génétique. seule sa signature artistique comptait désormais car c’était une marque de vie. Marqueurs de morts, marque de vie, le choix est vite fait.
    https://alexmotamots.fr/reflets-des-jours-mauves-gerald-tenenbaum/


  • par (Libraire)
    18 septembre 2019

    Du génome et de l'amour

    Une nuit dans un bar, le professeur Lazare relate les circonstances de sa rencontre avec Rachel, à l’issue d’un processus de sélection d’individus choisis en fonction de leur patrimoine génétique. Il décrit auprès d’inconnus fascinés sa recherche effrénée de la partition du génome et son coup de foudre. La relation amoureuse est décrite subtilement, les doutes et interrogations parcourent l’émerveillement réciproque, de longs silences s’installent, une haute exigence et une soif d’absolu prédominent.
    Lazare peut-il pour autant être d’une franchise totale ?
    La postface d'Ariane Giacobino, médecin généticienne, montre les similitudes entre la science et l'imaginaire, l'intuition qui mène les recherches.